Voies, souvenirs et galères (Jacques) …

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  • La Blanche et ses alpages bucoliques: le soleil chante, les oiseaux brillent, on gonfle mal sa voile et paf! Une clavicule cassée, deux côtes fêlées et me voilà ficelé dans les suspentes du parapente. Cela me vaudra de survoler les parois de la Tête d’Aval en hélico et d’avoir les honneurs du Daubé.
  • Le sympathique col du Tepey: petite chute, le ski ne déchausse pas: double entorse à la cheville et une entorse au genou. Merci l’hélico!

  • Troisième tour de Sella, Dolomites (VN):  pour la plaque mortuaire au pied de la fissure de sortie.
  • Les escaliers de la maison à ski
  • Le Verdon: parce que c’est magnifique sur un rocher superbe avec plein de fous.
  • Je te prendrais nu dans la Simca 1000: réponse invariable de Bruno quand je lui demande de me prendre sec.
  • Raid à skis en étoile autour de Etzlihütte: après les élections universitaires de 2012,  une occasion de rappeler à la liste perdante que je suis effectivement un monstre sanguinaire: ici et ici. La femme du monstre sanguinaire est ici.
  • Babouchka: pour les rappels de la descente que nous n’avons pas trouvés, et que Bruno a donc fait à pied en ballerines. Descente bucolique d’après camptocamp.
  • Coucou, Rioupéroux: avec Domi, on a fait demi-tour à la deuxième longueur … on était encore bourré de la veille…
  • Dôme des Ecrins (à skis): une semaine après notre mariage et avec Bruno qui sortait de chimio.
  • Terre de Baffin: voir ici
  • Mercantour: parce que ça vaut le coup d’être avec un accompagnateur (Jean-Ro) et une initiatrice ski de rando (Domi) pour se perdre dès le premier jour.
  • Pilier Tobey: pendant que je me bagarre dans le surplomb teigneux de L3,  j’entends  mon fiston Mathieu, depuis le relais, raconter pour la première fois une blague de cul.
  • Sex des branlettes: mythique sommet vaudois, que je n’ai jamais gravi, sans doute par pudeur.
  • Toubkal (à skis): merci à Laurent, qui devait s’occuper des cartes, de ne rien avoir pris.
  • Maroc: on y vole aussi!  Et c’est magnifique.
  • Côte Est du Spitzberg: un ours polaire (ici, ici et ici) nous suit toute la journée. Il nous attaque une tente pendant le repas, nous le faisons fuir à coup de pétards alors qu’il est en joue. Il revient le soir. Elie sort de la tente Opinel à la main, moi avec une pelle… Nous arrivons à nouveau à le faire fuir et décidons de monter la garde. Avec ma chance habituelle, je tire le créneau 2h-4h du mat’. Après onze jours de solitude arctique, nous retrouvons la civilisation, à savoir Longyearbyen, son auberge de jeunesse, ses douches et ses dortoirs. Le soir, nous allons manger dans le bar/resto de Longyearbyen. Très vite, les tables sont poussées car le samedi soir, le bar/resto devient la boîte de nuit la plus septentrionale au monde, dans une ambiance surchauffée. Une norvégienne, modèle XXL, mini-jupe et bottes de cuir, monte sur une table, et se plante devant moi, jambes écartées en se massant les seins. Je m’enfuis, regrettant déjà le calme de la banquise …
  • Pic Lénine: la pire gastro de ma vie. J’abandonne, en même temps que mes intestins, au camp 2. J’y resterai trois jours à attendre les copains, en me vidant avec la régularité d’un métronome.  A mon retour en France, j’avais perdu dix kilos.                                                           nb: le pic Lénine n’était pas le point culminant de l’URSS en raison d’une erreur de mesure; c’est le pic Staline, rebaptisé pic Communisme après la déstalinisation, qui était le point culminant de l’URSS. On trouve dans cette région du Pamir des noms de sommets d’un bucolisme décoiffant: chaînon de l’Académie des Sciences, pic de l’Officier soviétique, pic Karl Marx (anciennement pic du Tsar pacificateur), pic du 19ème congrès du parti communiste, pic Frunze (Frunze était l’auteur de la doctrine « prolétarienne militaire »), pic du Maréchal Joukov
  • Mustagh Ata: à 7330m, seul, dans la tempête, je fais demi-tour. Impossible de retrouver la direction du camp 3.  Je chante des cantiques de Taizé pour me remonter le moral. Je trouve vers 7100m une tente abandonnée avec un réchaud: le moral remonte enfin. Petite éclaircie miraculeuse, je soupçonne voir la direction du camp 3. Bingo, celui-ci est visible après une petite bosse. Par prudence, je le rejoins en chasse-neige.
  • Chopicalqui (jusqu’à 6200m): au camp d’altitude, j’ai le mal des montagnes, je grelotte. Je me colle contre Nadège, qui, croyant à des avances, me colle une beigne. Le lendemain, nous préfèrons faire demi-tour vers 6200m en raison des mauvaises conditions de neige. Pendant que nous nous activons à démonter un pieu à neige récalcitrant au dessus d’une crevasse gigantesque, Laurent se fait presque entièrement ensevelir par une plaque à neige. Régis doit pelleter pour le sortir. Quelques heures plus tard, je les entends tranquillement discuter de leurs plans pour se faire une retraite complémentaire.
  • Col de Casse déserte: dans la descente, nous attendons Marc. Il arrive enfin, livide. Un pont de neige avait cédé; il s’était retrouvé pendant, la tête en bas, retenu par ses skis perpendiculaires à la crevasse. Et, pendant de longues minutes, il n’avait pas osé bouger. Puis il avait réussi, en attrapant  ses skis puis le rebord de la crevasse, à se rétablir dans la neige. Il nous fait promettre de ne rien dire à sa femme: Nath’, tu ne lis pas ce blog?
  • Goulotte Aureille-Feutren (en second): ma plus dure voie en hivernale.
  • Les gants rouges du Cardinal: Emmanuel pendule dans un rappel et se fracture le fémur. Merci l’hélico!
  • Le piège: le rappel se coince au moment où la grêle commence à tomber. Merci à Emmanuel d’être remonté sur coinceurs pour le récupérer!
  • Traversée du Pelvoux: faite avec le bras en écharpe sous les anathèmes du corps médical.
  • Traversée des arêtes de la Meije: un guide dépassé dans la montée me lancera sur le parking qu’il n’est pas éthique de faire la traversée avec des ballerines.
  • Artif: semaine d’artif sous la houlette de Manu. Je garde un souvenir ému de la pose de mon premier spit: un pied dans l’étrier pendu à un crochet goutte d’eau posé sur une mini-réglette, la perceuse à bout de bras, un doigt de la main libre sur le crochet. Premier vol. Le crochet goutte d’eau précédent tient et je recommence. La deuxième tentative sera la bonne. Système nerveux en bon état indispensable …
  • Calanques: dans une vieille voie mal équipée, je trouve une broche à glace « vissée » dans une fissure???
  • Oiseau de passage: les avalanches, ça peut partir au pied des voies d’escalade …
  • La Dibona: aiguille de cinéma avec des voies sur un rocher magnifique!
  • Refuge du Soreiller: pour la nuit sur les bas flancs, coincé entre deux couples « actifs »: un couple hétéro et un couple de lesbiennes.
  • Le marchand de sable: sortie d’une fissure dans un bac plein d’eau: toujours protéger un passage, même quand on a de la marge …
  • Beaux quartiers: voie faite avec Anne enceinte de cinq mois. Naissance de la vocation de Mathieu?
  • Les Elfes: Emmanuel se prend un plomb mémorable dans L8 et on ne finit pas la voie. J’y retourne l’été d’après avec Philippe. Dans la traversée gazeuse de L15 au dessus des toits, tétanisé sur une dégaine, il me lance « putaing, on n’emmènera pas les gonzesses »…
  • Pilier Rouge Hebdo: dans le rappel du grand toit de la Tête d’Aval, avec David, on n’avait pas compris qu’il fallait lancer le rappel dans la gorge. C’est sympa la balançoire plein gaz pour choper l’anneau de rappel suivant… Une façon d’éviter ces rappels.
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